
roman, 110 pages
Lorsque le narrateur rencontre (littéralement) la femme de ses rêves, il ne la reconnaît pas en raison d'une invraisemblance dont il ne peut pas saisir la cohérence. Car s'ils se trouvent dans le même espace, ils sont décalés dans le temps ; et l'époque, où elle se situe, est si pleine d'ombres et de doute qu'elle n'aime pas les bêtes au point d'en assommer quiconque s'excrime à ce qu'elle leur fasse la fête. Il ne perçoit pas, non plus, qu'il a été guidé, vers elle, par la poésie, car il ne peut pas imaginer que la poésie existe. Et lorsque, sous ses yeux, le meilleur président directeur général de l'année, lauréat de l'enclume d'or, est désintégré par sa secrétaire, il ne remarque rien, car il ne peut pas admettre la magie.
Il est plongé (littéralement) dans le monde des rêves, mais il ne le sait pas.
